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Expos d'hiver 2022 en capitale

5 Février 2022, 20:17

Raymond Depardon, Steve McCurry, Nick Brandt, Graciela Iturbide et bien d’autres... les grands noms de la photo exposent actuellement dans la capitale. Et souvent en entrée libre. Pour en profiter sans se priver, découvrez la sélection critique de T. (télérama)

Une femme avec un bouquet d’iguanes sur la tête, quatre petits poissons pendus à une fenêtre, un immense peigne blanc dans une chevelure sombre… figurent parmi les images emblématiques de la Mexicaine Graciela Iturbide. Dans la rétrospective qui lui est enfin consacrée, on s’attend donc à plonger dans un univers onirique, magique. Il n’en est rien. En rez-de-jardin, la sobre scénographie, avec ses hautes cimaises blanches, accueille des images carrées : des détails urbains, des natures mortes poétiques, à la limite de l’abstraction, avec leurs légendes discrètement inscrites au sol. Au sous-sol, l’ambiance est feutrée. Ici, on pénètre dans l’intimité du studio de Mexico. Et c’est sur les murs anthracite que l’on retrouve (dans de modestes formats) les reportages sur les communautés indiennes et toutes les autres images qui ont rendu la Mexicaine célèbre. Actuellement l’un des plus beaux voyages dans une œuvre.Jusqu’au dimanche 29 mai, Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, boulevard Raspail (14e)

Steve McCurry affirme faire des photos pour dire la vérité sur ce qu’il voit. Le photographe de Magnum commença par aller sur les zones de conflit pour la presse internationale, avant de faire de longs reportages sur la vie des ethnies ou des communautés religieuses vivant dans des contrées reculées et oubliées. Dans ses clichés, tout est (trop) beau : les gens, la lumière sur les visages, les couleurs des vêtements en loques, les murs des modestes maisons, tout comme ce corps calciné photographié pendant la guerre du Golfe, ressemblant à une statue de pierre. « Une photo, dit-il, peut exprimer un humanisme universel ou simplement révéler une vérité délicate et poignante […]. » Et pour mieux voir « Le monde de Steve McCurry », le visiteur se retrouve plongé dans l’obscurité de la scénographie...

Jusqu’au 29 mai, Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 7e

Pierre Passebon collectionne passionnément tout ce qui se rapporte à l’icône Marlene Dietrich. S’il ne s’explique pas cette lubie, il la partage volontiers avec le duo Édouard Taufenbach et Bastien Pourtout. Ces deux-là ont opté pour un protocole peu ordinaire : utiliser leur iPhone et Instagram pour collecter, assembler, monter, découper des éléments de la collection et produire ainsi de nouvelles images de Marlene. Malgré les bidouillages, les yeux, la bouche et le style de la star demeurent reconnaissables entre tous. Un joli jeu à quatre mains pour fabriquer ces pièces composites, esthétiques et charmeuses, s’intégrant parfaitement dans la jolie galerie à l’ambiance années 30 du chic passage Véro-Dodat.

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